Festival international du film politique

 

 

Quand le cinéma traite de sujets sensibles

 

Il n’a pas encore la notoriété du Festival de Cannes, ni de La Mostra de Venise, mais le Festival international du film politique de Carcassonne est « unique en son genre » pour reprendre l’expression de son directeur général Henzo Lefevre, et « promis à un bel avenir ». Et il a, en Pierre Richard, un  ambassadeur de marque.

La première édition, l’an dernier, avait attiré 5 500 spectateurs quand même ! La deuxième aura lieu du 10 au 14 décembre au Colisée et au Dôme. « Avec 17 longs métrages accessibles pour seulement  20€ (10€ pour une journée), c’est le festival le plus accessible », précise Etienne Garcia, président de l’association organisatrice Regards.

Parce que « le cinéma est fédérateur et permet de réfléchir aux questions de société essentielles », Carcassonne Agglo est un partenaire essentiel de la manifestation (avec le conseil départemental de l’Aude et le conseil régional d’Occitanie), a expliqué la vice-présidente Magali Arnaud, chargée de la Culture. « La Ville, l’Agglo et le Département vont ainsi bénéficier d’un éclairage international », estime Tamara Rivel de son  côté.

C’est d’ailleurs sous les objectifs des caméras de l’association que la programmation de cette deuxième édition fut donnée la semaine dernière, en direct sur les réseaux sociaux (on saluera au passage la belle mise en scène des deux protagonistes). 

Douze fictions et documentaires en compétition

  • Les fictions :

-When the moon was full : film iranien de Narges Abyar, sur le thème du terrorisme, le 11 décembre, à 21 h 15, au Dôme.

-K Contraire : film de Sarah Marx sur la réinsertion sociale après une peine d’emprisonnement, le 11, à 18 h 15, au Dôme (en présence de l’équipe).

-Radioactive : un film de Marjane Strapi sur les dangers de l’Uranium, les effets négatifs de l’extraordinaire découverte des époux Curie, projeté pour la première fois en France, le 12, à 18 h 15, au Colisée.

-Official secret : film britannique de Gavin Hood tiré d’une histoire vraie, portant sur la divulgation de confidences d’une espionne faite à la presse en 2003, juste avant le conflit Irakien, le 13, à 18 h 15, au Colisée.

-Raphaël : film néerlandais de Ben Sombogaart, traitant de l’immigration en Europe et de l’impact d’un système bureaucratique complexe, le 13, à 21 h 15, au Dôme (en présence de l’équipe).

-Cuban Network : film de clôture du Festival  d’Olivier Assayas , avec Penélope Cruz, portant sur l’espionnage, à la fin de la guerre froide entre Cuba et les Etats-Unis, le 14, à 17 h, au Dôme (en présence de l’équipe).

 

  • Les documentaires :

- Wooman : de Yann Arthus-Bertrand et Anastasia Mikova, sur la place des femmes dans le monde, en ouverture du Festival, le 10, à 20 h au Dôme (en présence de l’équipe).

Des Hommes : d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet, une plongée inédité en milieu carcéral, aux Baumettes, à Marseille, le 11, à 18 h 15, au Colisée (en présence de l’équipe).

La Cravate : d’Etienne Chaillou et Mathias Théry, immersion au ceur d’un parti, le FN, en pleine période électorale, le 12, à 18 h 15, au Dôme (en présence de l’équipe).

Zéro Impunity : de Nicolas Blies et Stéphane Huebert-Blies, sur les violences sexuelles en temps de guerres et conflits armés, le 12, à 21 h 15, au Dôme (en présence de l’équipe).

- Midnight traveler : film afghan de Hassan Fazili sur leur propre fuite du pays vers l’Europe, lui, son épouse et leur petite fille (filmé avec un Smartphone), le 13, à 18 h 15, au Dôme.

- 2040 : de Damon Gameau, sur ce que pourrait ressembler le monde en 2040, le 14, à 15 h, au Colisée.

 

  • Cinq coups de cœur hors compétition

Le bon plaisir : film de Francis Girod, avec Catherine Deneuve, Jean-Louis Trintignant, Michel Serrault, adapté du roman de Françoise Giroud, sur les secrets autour de l’existence d’un enfant illégitime du président de la République, le 11, à 14 h 30, au Colisée.

Alice et le Maire : de Nicolas Pariser, avec Fabrice Luchini, le 11, à 16 h 30, au Colisée.

- FilmmakErs : film-documentaire sur la place des femmes dans l’industrie du cinéma, de Julie Gayet et Mathieu Busson, le 12, à 16 h 45, au Colisée (en présence de l’équipe).

Adults in the room : tragédie des temps modernes de Costa Gavras, sur la crise économique traversée par la Grèce,  le 13, à 21 h, au Colisée (en presence de l’équipe).

Je ne rêve que de vous : de Laurent Heynemann, avec  Philippe Torreton, sur la vie de Léon Blum, le 14, à 14 h 30, au Colisée (en présence de l’équipe).

 

  • Le Festival International du Film Politique de Carcassonne remettra le prix d’honneur de la réalisation de cette 2e édition au réalisateur Stephen Frears.

    Primé à Cannes, aux Cesars, à Berlin, à Londres, nommé plusieurs fois aux Oscars, Stephen Frears a marqué le cinéma mondial. Le réalisateur britannique à la filmographie immanquable, aux succès internationaux tels que THE QUEEN, LES LIAISONS DANGEREUSES ou encore PHILOMENA, sera présent le 14 décembre à Carcassonne pour recevoir ce prix.

    Son travail sur la Monarchie Britannique et de multiples biopics de femmes marquent sa filmographie. Stephen Frears a également dirigé les plus grandes comédiennes et grands comédiens : Judi Dench, Meryl Streep, Hugh Grant, Rosamund Pike, John Malkovich, ...