Inondations : démolir, c’est construire l’avenir

  • Inondations : démolir, c’est construire l’avenir

 

 

 

 

Le nom de Couffoulens, issu du latin « confluens », est dû à la position géographique du village, au confluent de l’Aude et du Lauquet. Autant dire que la commune n’a pas été épargnée par les eaux en furie du fleuve et de la rivière, le 15 octobre 2018, au point que dix-huit habitations dévastées ne seront pas restaurées. Rachetées à leurs propriétaires grâce au fonds Barnier, elles seront bel et bien détruites (comme plus d’une centaine d’autres sur l’ensemble du département) pour laisser place, ici, à terme, à un parc destiné à la détente, aux loisirs et à des jardins !

D’ailleurs, les tractopelles sont entrés en action ce lundi 6 juillet, sur les coups de 16 h. Moins de deux ans après ces dramatiques inondations (qui avaient coûté la vie à 15 personnes), sous les yeux de la préfète Sophie Elizéon, du maire Jean-Régis Guichou, de la directrice de l’Établissement Public Français (EPF), Sophie Lafenêtre, de la vice-présidente du conseil départemental, Tamara Rivel, et du président de Carcassonne Agglo notamment.

Il faut dire que l’opération de démolition-reconstruction est le fruit d’une synergie entre les services de l’État, l’EPF de la région Occitanie (qui a procédé au rachat des maisons, dans l’attente du déblocage du fonds Barnier, 36 M€ au total), et les collectivités locales.

Tout ceci entre évidemment dans le cadre du Contrat de Transition Écologique passé justement entre l’État et l’Agglo, l’un des tout premiers signés en France et régulièrement cité en exemple au plan national.

C’est pourquoi le président de l’intercommunalité a affirmé qu’il serait « très attentif à cette reconstruction résiliente » ici, comme dans les autres communes du territoire impactées par les inondations du 15 octobre 2018.

Car démolir, après tout, n’est-ce pas construire l’avenir ?

 

Quelques illustrations du 6 juillet 2020