Reconstruction de Villegailhenc

L’Agglo contribue aussi à la reconstruction de Villegailhenc

Plus de deux ans ont passé depuis les dramatiques inondations qui ont ravagé une partie du territoire.  La note de cette catastrophe s’avère terrible, à commencer par ce qu’il y a de plus cher : les vies humaines (15 morts dans l’Aude).

De l’eau a coulé sous les ponts depuis, plus paisiblement que le 15 octobre 2018, fort heureusement. Y compris sous celui, provisoire, de Villegailhenc, construit dans l’urgence par le CNPS (Centre national des ponts de secours), pour remplacer celui emporté par le Trapel en furie, si paisible en temps normal, et même à sec l’été...

« Le provisoire dure un peu trop », au goût des habitants, mais Michel Proust, le maire de cette commune, l’une de celles les plus impactées par la catastrophe, avec Trèbes, Couffoulens, Conques-sur-Orbiel... précise que « certaines études, indispensables pour définir l’avenir de la recomposition urbaine, ont été retardées par la COVID ».

Pourtant, ces villages se reconstruisent. Doucement peut-être, mais sûrement !

« Nous avons heureusement bénéficié des aides de l’État, de la Région Occitanie, du Département et de Carcassonne Agglo, pour les travaux d’urgence et les relogements dans un premier temps, souligne le premier magistrat, mais aussi sur le projet de recomposition urbaine. »


L’objectif est de redonner une belle image au village et de le protéger des caprices du temps.
La rue du Fort, la rue Tranquille et celle des Escombes, près de l’église, vont être rénovées très prochainement.  Mais avant les travaux de surface, histoire de travailler en bonne intelligence, Carcassonne Agglo va contrôler et remettre en état les réseaux d’eaux (usées et potables) qui le nécessitent et mettre en conformité les branchements.

En outre, l’intercommunalité a signé avec l’État un Contrat de transition écologique (CTE) régulièrement cité en exemple au niveau national, « dans la perspective de mener les reconstructions et aménagements futurs de manière durable et résiliente », a toujours dit le président de l’intercommunalité, Régis Banquet.

« Dans ce cadre, l’Agglo s’est donnée une mission « ré-emploi » des déchets issus des chantiers de déconstruction (charpentes, poutres, tuiles, pierres, menuiseries...) et faire ainsi des économies budgétaires », explique Eric Ménassi, vice-président, délégué aux Transitions écologiques, à la résilience et à la reconstruction. Une quarantaine de maisons, rachetées à leurs propriétaires par l’Établissement public foncier (EPF), via le fonds Barnier, vont être déconstruites afin d’élargir le lit de la rivière (de 5 à 40 mètres par endroits). Les ateliers municipaux vont être reconstruits eux. Un foyer municipal, une Maison citoyenne qui accueillera des permanences administratives, des jardins de loisirs et sans doute même un musée ou un Mur du souvenir, fait de vieilles pierres du XVI et XVIIe siècles, vestiges des maisons déconstruites, seront aménagés. Et le fameux pont reconstruit.

La résilience, c’est tirer les leçons du passé, surmonter ses blessures. Revivre tout simplement. Plus forts qu’avant !