Transition écologique : Carcassonne Agglo citée en exemple au ministère

  • Transition écologique : Carcassonne Agglo citée en exemple au ministère
  • Le jeudi 14 novembre 2019

 

 

Après le « grand bravo » qu’elle avait adressé à Régis Banquet au terme de sa visite à la Maison de l’innovation, du Numérique et de l’Entrepreneuriat (Alpha’R), le lundi 28 octobre, c’est encore Carcassonne Agglo que la secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, cite toujours en exemple quand elle évoque le bien-fondé de l’ensemble des Contrats de transition écologiques (CTE) signés par le gouvernement. Légitimement fier du compliment, le président de l’intercommunalité est « au moins aussi heureux de voir combien le thème est devenu une préoccupation majeure. Il interpelle aujourd’hui une grande majorité des habitants du territoire, des plus jeunes aux plus anciens », confiait-il, jeudi 14 novembre, avant le début d’une nouvelle réunion du Comité de pilotage (Copil) dans une salle Minervois trop petite, du coup, pour accueillir les acteurs effectivement concernés : représentants de l’Etat, de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM), de l’Ademe, élus de la Région, du Département, des communes, directeurs ou responsables de l’Agence de l’eau, de la Fédération du Bâtiment (FFB), de la Capeb, du Syaden, de l’Etablissement public foncier (EPF), etc ...

« L’Etat et l’Agglo travaillent main dans la main pour une reconstruction intelligente des communes sinistrées par les inondations du 15 octobre 2018 (Villegailhenc, Trèbes, Conques-sur-Orbiel et Couffoulens) et pour un développement du territoire tout entier, respectueux de l’environnement », précisait encore Régis Banquet.

Le CTE s’articule autour de trois piliers : la reconstruction donc, dans un esprit de résilience (qui est la capacité d’un être humain affecté par un traumatisme à prendre acte de l’événement et à se reconstruire justement), ensuite la problématique de l’eau (avec ce comble d’en avoir souvent pas assez et parfois malheureusement trop), et enfin l’économie de la transition écologique.

Malik Aït-Aïssa (pour la DDTM) et Guylaine Bats (pour l’Agglo) ont ensuite présenté la majorité des 35 fiches actions déjà rédigées, comme celle qui préconise d’utiliser les matériaux issus de la démolition pour la reconstruction par exemple…

D’autres idées germent encore, au fil  des réunions, comme celle de confier gratuitement des terrains aux producteurs d’oignons doux, à Citou.

Un quatrième axe est apparu également : la mémoire du risque, avec la construction d’une Maison de la Mémoire avec les pierres des maisons détruites (85% du centre ancien), évoquée par Michel Proust, le maire de Villegailhenc

Au terme de cette riche réunion du Comité de pilotage, Claude Vo Dinh, secrétaire général de la préfecture, s’est « engagé à ce que les actions validées par le Copil soient signées avant la fin de l’année ». Et « mises en place dès l’an prochain pour les premières » c’est le souhait de Régis Banquet.