Crèche ou nounou : les solutions de l’Agglo

Les futurs parents sont rapidement confrontés à la délicate question du mode d’accueil de leur enfant une fois le temps de la reprise de son activité professionnelle venu.

Carcassonne Agglo Solidarité offre une large palette de solutions, qui permet le plus souvent le « sur-mesure », même si certaines structures sont parfois prises d’assaut.
Première chose à faire, s’inscrire auprès du service petite enfance(1) dès le 6ème mois de la grossesse. Pour les communes les plus éloignées, les parents peuvent retirer le dossier auprès de la crèche de leur secteur. Il est conseillé de se rendre dans l’un des cinq Relais Assistants Maternels (RAM)(2) où des professionnels donnent tous les éléments pour faire le choix de garde adapté à leurs besoins.

470 places en crèche
Carcassonne Agglo propose tout d’abord, l’accueil en crèche. Le territoire dispose de 470 places réparties en quatorze structures, dont treize à horaires classiques (7h30/18h30) et une à horaires étendus (6h/22h), la crèche « Jeux de cubes » à Montredon. Ces crèches collectives sont ouvertes aux tout petits, dès 2 mois et demi et jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Des lieux où les plus jeunes apprennent la vie en société autour d’activités créatives.

18 assistantes maternelles « Agglo »
Le Service d’Accueil Familial (SAF) regroupe 18 assistantes maternelles employées par l’Agglo. Ces assistantes accueillent les enfants à leur domicile mais plusieurs fois par semaine, elles se rendent avec les enfants accueillis, dans l’une des antennes du SAF (Trèbes ou Pezens) pour échanger avec les professionnelles et participer à des activités collectives avec les enfants.

200 assistantes maternelles indépendantes
Pour les parents qui ne souhaitent pas que leurs enfants participent à des activités collectives, il existe aussi la possibilité de se tourner vers une assistante maternelle indépendante, avec laquelle ils signeront un contrat. Les services, par le biais des responsables et animateurs des RAM, peuvent orienter les parents pour les questions concernant l’élaboration et la signature de ce contrat. Ces assistantes ont cependant la possibilité, sur la base du volontariat, de participer à des regroupements avec les enfants gardés. Le RAM de Trèbes en propose, par exemple, trois par semaine.

Trouver une solution
Les listes d’attente pour certaines crèches sont parfois longues. La crèche Simone Veil à Prat Mary, qui a ouvert en juin 2019, et ses 50 places, est par exemple très demandée. Face à cette situation, les services de l’Agglo accompagnent les parents jusqu’au bout de leur démarche, afin qu’ils trouvent une solution. « On ne laisse tomber aucun parent », insiste la directrice Petite Enfance à Carcassonne Agglo Solidarité.

(1) Service inscription Petite Enfance, 47 allée d’Iéna à Carcassonne. Tél. 04 68 26 74 83/ 04 68 26 74 87.

LAEP : un lieu d’échange pour les parents et les enfants
Découverte d’un des trois Lieux d’Accueil Enfants Parents de l’Agglo à Moussoulens.
LAEP : quatre lettres pour un Lieu d’Accueil Enfants Parents, peu connu du grand public. Créés seulement il y a deux ans, le territoire en possède déjà trois(1) dont un à Moussoulens. Dans cette structure aux faux airs de crèche, conviviale et discrète, des professionnelles de la petite enfance accueillent, sans inscription, sans rendez-vous et gratuitement, tous les mercredis(2) parents et enfants.
Brigitte Bonnafous, responsable des LAEP et Frédérique Orduna, accueillante, font vivre cette structure pour le plus grand bonheur des parents venus pour un instant ou habitués du lieu. « L’objectif est de favoriser l’échange entre les parents sur diverses questions très pratiques, les rassurer sur leurs compétences, et parfois de briser l’isolement de futurs parents. C’est aussi un temps de partage avec son enfant autour de jeux. »

« Les parents se donnent des conseils »
Tout en discrétion, les deux femmes accueillent, présentent le lieu, suggèrent une activité sans jamais décider « à la place de ». Brigitte confie qu’à l’arrivée des parents ou d’un référent comme une tante et de l’enfant, il y a d’abord un temps de découverte. « Puis l’enfant investit l’espace. Les jeux sont en accès libre. Nous sommes des facilitateurs. Nous présentons les parents les uns aux autres autour d’un café ou d’un thé et la discussion s’engage. » Tout naturellement !

Sommeil, repas et écrans en débat
Ici, les personnes, de milieux sociaux très variés, viennent pour trouver des réponses à leurs interrogations, échanger avec d’autres parents sur des questions comme le trouble du sommeil, le rapport aux écrans ou l’alimentation.
« Les parents se donnent des conseils, constate Frédérique, et c’est plus intéressant que si nous le faisions. Nous sommes dans une posture d’écoute. » Elles aiguillent parfois les parents vers des professionnels, afin de les aider à trouver les réponses à un problème.

Les LAEP de Carcassonne agglo solidarité reçoivent une vingtaine de familles régulièrement. Ils proposent aussi des rendez-vous avec des professionnels sur des thèmes bien précis.

(1) LAEP de Trèbes est ouvert le mardi de 9h30/12h30 et de 14h/17h (Tél. 0784100684 ou 0468788060).
LAEP de Villemoustaussou ouvert le lundi de 9h30/12h30 et de 14h/17h. ( Tél. 0784100684).
(2) LAEP de Moussoulens est ouvert le mercredi de 9h30/12h30 et de 14h/17h. (Tél. 0784100684 ou 0468762815).

Une apprentie « made in Agglo » au service des enfants
Florine Medves a signé un contrat d’apprentissage d’éducatrice jeunes enfants en 2018.
Florine, masque sur le visage, se penche sur un petit garçon pour le consoler au milieu de la cour de la crèche à Trèbes. A 24 ans, cette jeune femme, originaire du village, vit son rêve de travailler dans le secteur de la petite enfance. Depuis deux ans, elle bénéficie d’un contrat d’apprentissage d’éducatrice jeunes enfants, signé avec l’Agglo. Comme Florine, ils sont cinq étudiants, chaque année, à bénéficier de cette formation en alternance et rémunérée (*).

Deux journées en une
Deux semaines par mois, elle suit des cours à Montpellier. Elle y apprend le développement moteur et psychologique de l’enfant, le fonctionnement du langage ou encore les relations avec les partenaires. Un enseignement essentiel, complété par le terrain et la pratique. Le reste du temps, en effet, Florine retrouve l’équipe de la directrice de la crèche de Trèbes, Myriam Benhamouda. « C’est une bonne formule. On demande souvent aux jeunes d’avoir une expérience. Là, Florine sortira de ce contrat avec trois ans d’expérience. L’idée, c’est de les former et de les garder. »
Mais pour atteindre son Graal, et décrocher son diplôme, Florine doit jongler avec un emploi du temps serré. Ces journées à la crèche, sont doublées d’une deuxième journée à la maison pour réviser et préparer les travaux demandés par les professeurs. « L’école nous demande des démarches d’actions éducatives. Je fais une observation, je repère un manque et je mets en place une démarche pour l’améliorer. Par exemple, nous avons réaménagé le temps de l’après-repas en créant de petits groupes favorisant l’autonomie des enfants qui apprennent à se déshabiller. »

Un contrat gagnant-gagnant
L’apprentissage permet cet échange permanent entre la pratique et la théorie. Les pratiques sont analysées, discutées avec les autres étudiants et les professeurs et le retour se fait ensuite auprès de l’équipe de la crèche.
En cette fin d’année, Florine doit rattraper le retard pris pendant le confinement et rendre son mémoire au printemps. Pour aider la jeune fille, Myriam la directrice a aménagé son emploi du temps pour qu’elle dispose d’un après-midi libre par semaine. « Avant, l’apprentissage était vu comme une voie de garage. Aujourd’hui, c’est plus valorisé. Les étudiants peuvent même passer des masters. Mais c’est encore trop mal connu. »
Comme le confirme Claudie Faucon-Mejean la directrice du service petite enfance, l’apprentissage est une solution bénéfique. « L’idée est de contribuer à la formation de nos propres agents. Il n’y a pas d’obligation pour eux de rester à l’issue du contrat, mais nous formons ces jeunes et c’est plus facile ensuite de s’intégrer à nos équipes. »

(*)La première année, le salaire de l’apprenti varie entre 850 et 1000 euros.