Journée sans voiture,

Dans le cadre de la Semaine européenne de la mobilité

Journée sans voiture le samedi 19 septembre : et si je faisais le test !


Les bus du réseau RTCA gratuits, une navette et un touc à disposition et la Bastide rendue aux piétons.
Ce samedi 19 septembre, testez la ville à vélo, à pied et en bus !

La France est passée de 21 millions de voitures en circulation en 2004 à 116 millions dix ans plus tard. La croissance du trafic et les nuisances générées par le phénomène n’ont jamais été autant au cœur des réflexions des collectivités.

La Semaine européenne de la mobilité s’inscrit dans ce mouvement visant à changer les habitudes. L’objectif est bien d’inciter le plus grand nombre de personnes à adopter les déplacements doux et alternatifs comme les transports en commun, le vélo, la marche ou encore le covoiturage.
A Carcassonne, ce samedi 19 septembre, les automobilistes sont invités à laisser leurs voitures au garage et à se déplacer autrement.
Pilotée par les services de Carcassonne Agglo, cette journée permet concrètement de tester les transports publics et de se rendre compte que pour les trajets domicile/travail ou pour les loisirs, il existe des solutions alternatives à la voiture. 

Gratuité des bus
Parmi les mesures phares de cette journée, Carcassonne Agglo a décidé de la gratuité de l’ensemble du réseau de bus ; des cars qui conduisent les habitants des villages de l’Agglo jusqu’à  Carcassonne. Mais aussi les bus urbains du réseau RTCA. Un moyen concret de tordre le cou à quelques idées reçues
sur la qualité du transport, la ponctualité ou le côté pratique de ce mode de transport.

Navette sur les boulevards
Une première avec la mise en place d’une navette qui fera le tour de la Bastide sur les boulevards. Une initiative qui pourrait être pérennisée à l’avenir. Cette navette devrait permettre de mieux connecter les quartiers à la Bastide et de favoriser les déplacements au cœur de la ville.

Touc et piétonisation
Carcassonne s’associe à cette journée en mettant en place la piétonisation d’une grande partie de la ville. A cela, s’ajoute la mise à disposition d’un touc qui permettra aux personnes de se déplacer d’un point à l’autre de la Bastide Saint-Louis sans effort.


Se déplacer autrement... c'est possible dès aujourd'hui.
Même si Carcassonne Agglo vient d’adopter un Plan Global de Déplacement visant à améliorer les déplacements sur le territoire, il est possible dès à présent de laisser sa voiture au garage régulièrement ou occasionnellement.
De nombreux habitants de l’agglo utilisent déjà le vélo ou les bus, sans oublier le co-voiturage. Voici quelques informations à connaître pour passer à l’action.

Coup de pouce vélo
Plusieurs mesures visent à encourager les automobilistes à prendre leur vélo pour certains trajets. L’Etat a mis en place plusieurs mesures dans le cadre du « Coup de pouce vélo » : vous souhaitez faire réviser votre vélo ; 50 € de frais de réparation sont pris en charge par l’Etat, chez un réparateur répertorié : consultez les prestataires locaux (www.coupdepoucevelo.fr/auth/home) : Intersport, Mondovélo, Cycles raynaud, Décathlon, Fun sports, Alteride… La Région a mis en place un écochèque mobilité pour aider à l’achat d’un vélo électrique. L’aide peut aller jusqu’à 400 euros pour un salarié du privé (www.laregion.fr).

Une appli pour vivre le bus « facile »
Carcassonne Agglo et sa Régie des Transports (RTCA) proposent un réseau de bus sur l’ensemble du territoire avec des lignes urbaines et non-urbaines pour les communes voisines de Carcassonne. Il est depuis deux ans, plus facile d’acheter ses tickets ou de s’abonner, mais surtout de trouver sa ligne grâce à une application à télécharger sur son smartphone (http://rtca.carcassonne-agglo.fr/).

Prime transport pour les salariés.
Les salariés peuvent faire appel à la prime-transport qui permet, par exemple, le remboursement de 50 % de l’abonnement aux bus de RTCA. Une aide qui peut même se cumuler au « forfait mobilités durables » qui permet, aux employés, la prise en charge par leur employeur des frais de transports personnels entre le domicile et le lieu de travail. Le cumul des deux dispositif est plafonné à 400 €. (www.service-public.fr/particuliers/actualites).




Interview « Désengorger la ville »

Michel PROUST, Vice-président délégué aux Mobilités 

Pourquoi le sujet de la mobilité est si important ?
Comme dans toute ville moyenne, à Carcassonne, la population ne pense pas à prendre les bus. Il faut changer les mentalités et c’est compliqué. Depuis deux ans, nous avons modifié le réseau urbain, notamment sur les horaires plus larges, et nous avons attiré de nouveaux salariés. Il faut encore travailler pour désengorger la ville.
Un mot sur la journée sans voiture ?
Cette journée doit permettre aux habitants de tester nos bus pour qu’ils se rendent compte que c’est confortable. Et en plus, c’est beaucoup plus économique.
Quelles actions l’Agglo va mener ?
Le Plan Global de Déplacement, comme le plan vélo, sont lancés. A Villegailhenc, nous avons répondu à un projet pour créer des pistes cyclables, depuis Villemoustaussou jusqu’à Carcassonne. Les travaux vont commencer. Des tas de communes sont prêtes.




LES VÉRITÉS SUR CERTAINES IDÉES REÇUES CONCERNANT LES TRANSPORTS EN COMMUN ! 
Le bus, une solution efficace !
Bon nombre d’automobilistes hésitent encore aujourd’hui à laisser leur voiture pour le réseau de bus de la RTCA. Pourtant, depuis deux ans et la refonte des lignes, les bus urbains de l’Agglo ont attiré une nouvelle clientèle, notamment de salariés. La fréquentation des lignes a ainsi augmenté de 8,6 % en 2019.

Le bus pas adapté aux besoins ?
NON. Depuis deux ans, la Régie des Transports de Carcassonne Agglo a restructuré un certain nombre de lignes pour mieux répondre aux besoins, notamment des salariés. Les lignes desservant les zones commerciales et l’hôpital ont été adaptées. Les horaires ont été aussi modifiés. Les premiers bus tournent dès 6h30 et certains achèvent leur service vers 21 heures.

Le bus, c’est économique ?
OUI.
Un salarié qui bénéficie de la prime-transport (prise en charge à 50 % de son abonnement par l’employeur) paye 15 euros par mois, soit un peu moins de 200 euros par an. Le coût d’une voiture par an est estimé entre 5000 et 7000 euros. Il existe aussi des
abonnements famille. Et depuis le mois de janvier, le bus est gratuit pour les plus de 65 ans.

Le bus n’est jamais ponctuel ?
NON.
Contrairement à une idée reçue, les bus de la RTCA, comme tous ceux des villes moyennes qui doivent intégrer le trafic respectent souvent les horaires affichés. Tous les bus font des relevés réguliers de la durée des trajets et c’est à partir de ces données que sont déterminées les heures de passage aux arrêts.

Les horaires sont difficiles à comprendre ?
NON.
Il n’est pas toujours facile de lire un tableau d’horaires de bus et de comprendre quelle ligne prendre pour rejoindre sa destination. Pour faciliter l’utilisation du réseau par les usagers,
la RTCA a mis au point une application qui permet de rentrer sa destination et d’obtenir aussitôt toutes les informations. Il s’agit de http://rtca.carcassonne-agglo.fr. 



ILS PROUVENT QU'ON PEUT FAIRE AUTREMENT QUE ROULER EN VOITURE !
Ils ont choisi le bus ou le vélo !


Elles ou ils circulent en vélo malgré le manque de pistes cyclables et le trafic ou ont choisi de marcher et de prendre le bus par conviction écologique, pour des raisons économiques ou de santé. Ils témoignent :

Franck, Carcassonnais âgé de 51 ans, a choisi involontairement de laisser sa voiture il y a une dizaine d’années pour son vélo. « Le jour où la courroie de distribution de ma voiture que je n’avais pas fini de payer a rendu l’âme, j’ai étrangement vécu cet événement comme un soulagement. Je vivais en centre ville et il m’était souvent compliqué de trouver une place de stationnement, surtout gratuite. Depuis plus de 10
ans, le vélo est mon moyen de transport exclusif sur la ville et même en vacances. J’ai la chance d’être à 20 mn à vélo de mon travail. L’hiver, beaucoup pensent que je dois avoir froid. En réalité c’est tout le contraire ! Pour ce qui est des courses, avec les sacoches ça le fait. Je me rends également beaucoup moins dans les grandes surfaces et je ne m’en porte pas plus mal. Je ne peux que conseiller ce moyen de transport non polluant et économique. Ça fait un bien fou au portefeuille ! »

Alexandrina, salariée à Carcassonne de 46 ans, ne possède pas le permis de conduire et s’est donc tournée vers les bus. « Je vis près de La
Bouriette et je dois me rendre à la zone du Pont-Rouge où je travaille. Je prends donc le bus depuis sept ans. Je mets en moyenne trente minutes et c’est parfait. Je suis très satisfaite de cette solution car je sais que je fais une belle économie par rapport à la voiture. » Angèle, âgée de 84 ans continue de faire son marché à Carcassonne tous les samedis matin grâce au bus. « Je marche difficilement à mon âge alors quand ils ont mis l’arrêt de bus à l’église de Villalbe, cela m’a bien arrangé. Je prends le bus le samedi pour faire le marché. Le seul problème c’est que je dois souvent remonter la rue de Verdun pour le reprendre à Davilla et c’est pas toujours facile. Mais je suis très contente de pouvoir venir en centre-ville en bus. »

Clément, 40 ans s’est installé à Carcassonne avec sa famille l’an dernier avant de déménager à Caux-et-Sauzens. Malgré les kilomètres, il se déplace le plus souvent en vélo par conviction. « Je dois dire que c’est assez compliqué de venir à Carcassonne en vélo. J’essaye de trouver des itinéraires par les zones commerciales pour éviter la route de Bram ou le Canal du Midi quand il pleut. Je prends mon vélo y compris pour aller faire des courses ou les loisirs. Cela nécessite une approche vraiment militante. »