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Claire, Aurélia, Fanny, Laetitia, Marion et Katia, six femmes d’horizons, d’âges et de métiers différents mais six exemples ayant en commun le goût d’entreprendre malgré les obstacles et les risques. Mardi soir dans la salle de conférences d’alpha’[R], archicomble, elles se sont livrées en toute liberté pour la deuxième édition de la table ronde « Entreprendre au féminin » organisée par Carcassonne Agglo, et ses partenaires* à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes.
Une table ronde qui avait pour objectif de répondre à un certain nombre de questions à commencer par qu’est-ce qu’entreprendre ? Pour Fanny Lignières, dirigeante de ACCAPDIS, conseil aux entreprises, « c’est avoir une idée obsessionnelle et se dire il faut absolument que je tente ça. » Pour Laetitia Bellandi, photographe indépendante, « c’est la liberté » ou pour Marion Mainguin, Artisane et fondatrice de M.A.D (Métal Art Design) Ferronnerie d’Art, « c’est choisir avec qui on travaille et pour qui on travaille ». Autant de visions différentes avec ce goût de la liberté en opposition à leur situation professionnelle précédente du salariat.
La question du déclic, à l’origine de l’acte d’entreprendre, a forcément intéressé l’assistance où se retrouvaient des candidates anonymes à la création. Katia Steiner Fouti-Makaya, directrice de MeL-ANGE (conseil en formation professionnelle et transformation digitale avec spécialisation en neurosciences et IA) a raconté son parcours avec une mise à l’écart professionnelle pour invalidité. « Je voulais me prouver que j’étais encore capable. Je sentais que je n’avais pas été au bout de ce que j’avais à faire. »
Autre profil mais même détermination pour Claire de Villardi, Directrice de Minilampe (conception, fabrication et vente de lampes et systèmes d’éclairage technique).
Le déclic pour moi, c’est une opportunité, souvent que l’on se créé. Une envie et surtout le fait d’oser saisir cette opportunité. Mais il ne faut pas trop se poser de questions une fois les risques évalués.
Claire de Villardi
Une même conviction que Fanny a exprimée ainsi. « Quand on a une idée, un projet, et que l’on sent que cela correspond à vous, il faut y aller. On va au plus profond de soi »
Tous les témoignages ont mis en avant le fait que bon nombre de femmes n’osent pas pour de multiples raisons. Katia le résume ainsi : « Les postes à responsabilité sont pour les hommes. Dans les esprits, les femmes s’occupent de la famille, élèvent les enfants. Il faut toujours se battre pour l’égalité salariale. » Pour Claire, « les femmes ne savent pas se vendre. Il faut savoir foncer, c’est à la portée de toutes. » Aurélia fait le constat que « la majorité des femmes ne pensent pas à elle en premier mais à la famille. Nous osons moins. »
Durant près d’une heure trente, la table ronde a permis de poser un certain nombre de constat et des questions. Ces six parcours ont sans aucun doute inspiré de futures créatrices d’entreprise et les échanges qui ont suivi ont permis à certaine de lever les derniers doutes. Un évènement qui se renouvellera chaque année et dont Christian Magro, vice-président à la Prospective économique, à l’Innovation, et à l’Enseignement supérieur a souligné la qualité de la tenue.
*Partenaires de l’évènement
CCI, CMA, Réseau Initiative Carcassonne Castelnaudary, ADIE, Réseau Entreprendre, France Travail, Banque de France, Ad’Occ, DDETSPP, MLOA, CD11, FACE Aude / Club Aude Les Entreprises s’Engagent