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Flash infos
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L’émotion était au rendez-vous pour ce vernissage pas comme les autres. Magali Arnaud, Vice-présidente de Carcassonne Agglo déléguée au développement de la culture et aux droits culturels, et Bruno Giacomel, Vice-président délégué à la santé, à l’accès aux soins et au Contrat local de santé, ont inauguré ensemble l’événement.
C’est pour vous montrer que nos politiques publiques ont des fondements communs. On commence par la culture, qui veut dire prendre soin.
Magali Arnaud
Elle a rappelé le sens de La fabrique des arts : « Un lieu où chacun, d’où qu’il vienne, quel qu’il soit, dans quel état physique ou moral il puisse être, il peut venir s’exprimer ».
Face à elle, les artistes du jour : Inda, Sabrina, Elyse, Benjamin, Léa, Marie, Billal, Yannis, Elodie, résidents artistes du foyer de vie de l’AFDAIM à Pennautier, accompagnés de Marlène et Virginie, salariées du foyer (EANM*).
Leur exposition, La maladie d’Alzheimer vue par les résidents de l’AFDAIM de Pennautier, est née d’un atelier créatif au long cours. Peinture, gravure, matières et couleurs vives pour traduire « la complexité et la pluralité des éléments » liés à la maladie. Des œuvres réalisées pour partie hors les murs de l’école, mais montrées ici « comme à la maison ». Depuis 2024, l’École des beaux-arts collabore avec l’AFDAIM de Pennautier dans le cadre d’une convention de partenariat dédiée aux interventions plastiques, associant le foyer pour personnes en situation de handicap de Pennautier, Carcassonne Agglo et l’AFDAIM.
On est tous les mêmes, notre cœur vibre de la même façon. Même si nous sommes différents, notre cœur vibre de la même façon. Nous avons tous en nous cette expression qui nous rassemble. Cela passe souvent par les arts.
A rappelé Magali Arnaud citant la peinture, l’écriture, la musique.
Bruno Giacomel, lui, n’a pas caché son trouble devant les tableaux : « En découvrant vos œuvres, je me suis dit qu’elles ne pouvaient pas être réalisées par des personnes en situation de handicap. C’est ce réflexe de mon propre regard qu’il me reste à déconstruire. ». Et d’ajouter : « Quand l’art ouvre ses portes du possible et met à plat ses tabous, l’art a fait déjà beaucoup de travail. »
L’élu a rappelé que même si la santé n’est pas une compétence naturelle des intercos, Carcassonne Agglo s’en est emparée. La santé mentale, jusqu’ici simple axe du Contrat local de santé, a désormais son propre contrat voté à l’unanimité. Alors qu’ « un français sur cinq sera dans sa vie confronté à une difficulté, un problème de santé mentale.», a-t-il ajouté.
Magali Arnaud a fait le lien avec la collection d’art brut du musée Cérès Franco, sauvée il y a quelques années et devenue Groupement d’intérêt public avec la Région, dont les artistes autodidactes et souvent fragilisés psychiquement ont trouvé dans l’expression artistique une voie de résilience.
En vis-à-vis, l’autre exposition. « La tête haute », programme de sensibilisation à la psychiatrie porté par la Fédération hospitalière de France avec la photographe belge Charlotte Abramow.
Sept personnes (Flavie, David, Dolores, Isabelle, Maxime, Stencia et Sybille) ont accepté de raconter leur parcours. Le dispositif est double. Sept portraits sensibles, de face, sans fard, sont mis en dialogue avec des témoignages à lire à côté ou à écouter via des podcasts pour prolonger l’expérience.
Présentes également, Isabelle Teyssou, bénévole et référente accueil à l’UNAFAM, et Florence Lenoble, formatrice accréditée en premiers secours en santé mentale, ont rappelé l’importance de l’entourage, de la détection précoce et de la libération de la parole.
Au lendemain du vernissage, une projection ciné-débat était proposée à La fabrique le 13 octobre. Suivront les ateliers de Zarno, patamodeleur, avec APF France Handicap et le grand public à la médiathèque Grain d’Arts les 20 et 27 octobre et 25 novembre. Un projet soutenu via le CGEAC porté par la DRAC Occitanie et Carcassonne Agglo.
*EANM : Établissement d’accueil non médicalisé.